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Arnaques de l'ARC : faux appels, textos et remboursements

10 juin 2026 · 3 min de lecture

Appels menaçant d'arrestation, textos annonçant un remboursement : la vraie ARC ne fonctionne pas ainsi. Voici comment faire la différence.

Pourquoi les arnaques de l'ARC sont partout

L'Agence du revenu du Canada (ARC) est l'un des organismes les plus usurpés au pays, parce que la combinaison est irrésistible pour les fraudeurs : un nom que tout le monde connaît, de l'argent qui concerne tout le monde, et une saine crainte de se tromper dans ses impôts. Les arnaques viennent en deux saveurs - la peur et la récompense - et les deux suivent un scénario que vous pouvez apprendre à reconnaître.

L'appel menaçant

Une voix enregistrée ou un « agent » agressif vous annonce que vous devez des impôts, qu'un mandat d'arrestation a été émis contre vous, ou que votre numéro d'assurance sociale (NAS) a été « compromis » et « suspendu ». La police est en route, à moins que vous ne payiez immédiatement - en cartes-cadeaux, en cryptomonnaie ou par virement Interac.

Tout cela est du théâtre :

  • L'ARC ne menace pas d'arrestation et n'envoie pas la police percevoir une dette fiscale.
  • Un NAS ne peut pas être « suspendu ».
  • Aucun organisme gouvernemental ne se fait payer en cartes-cadeaux ou en cryptomonnaie - jamais. Cette seule exigence règle la question : c'est une arnaque.

La pression pour rester en ligne est délibérée. Les vrais organismes vous laissent raccrocher et rappeler ; les fraudeurs ne peuvent pas se le permettre.

Le faux remboursement par texto ou courriel

La version récompense : « Un remboursement vous attend - réclamez-le ici », avec un lien, souvent déguisé en virement Interac. La vraie ARC n'envoie pas de remboursements par virement Interac et ne vous texte pas de liens pour réclamer de l'argent. Les remboursements arrivent par dépôt direct dans le compte déjà au dossier, ou par chèque - aucun clic requis.

Le lien mène à une fausse page qui demande vos identifiants bancaires, votre NAS ou vos données de carte « pour vérifier votre identité ». Tout ce que vous y tapez va directement au fraudeur.

Comment la vraie ARC vous contacte

  • Surtout par la poste et par messages dans Mon dossier, son portail sécurisé en ligne.
  • Elle peut vous téléphoner, mais un interlocuteur légitime ne vous menacera pas, n'exigera pas de paiement sur-le-champ et ne s'opposera pas à ce que vous raccrochiez pour rappeler le numéro officiel affiché sur canada.ca.
  • Elle ne demandera jamais un paiement par carte-cadeau, cryptomonnaie ou virement Interac, ne menacera jamais d'arrestation immédiate ou d'expulsion, et ne vous textera jamais de lien « cliquez pour réclamer ».

Dans le doute, allez à la source

Ne discutez pas avec le message devant vous - vérifiez l'état réel de vos impôts :

  • Connectez-vous à Mon dossier sur canada.ca en tapant vous-même l'adresse (jamais par un lien reçu). Un vrai solde dû, ou un vrai remboursement, y apparaîtra.
  • Ou appelez l'ARC au numéro officiel indiqué sur canada.ca.

Deux minutes de vérification valent mieux que n'importe quelle discussion avec un fraudeur.

Quoi faire devant un appel ou un message suspect

  • Raccrochez. Rien de grave n'arrive quand on raccroche au nez d'un fraudeur. Si vous êtes inquiet, rappelez l'ARC à son numéro officiel.
  • Ne cliquez pas. Vérifiez plutôt Mon dossier.
  • Transférez les textos frauduleux au 7726 et signalez les courriels d'hameçonnage dans votre messagerie.
  • Demandez un deuxième avis - collez le message dans notre vérificateur de textos frauduleux.
  • Si vous avez payé ou partagé des renseignements personnels, appelez votre banque immédiatement, signalez la fraude au Centre antifraude du Canada (1-888-495-8501) et, si votre NAS est en cause, communiquez avec Service Canada et envisagez une alerte de fraude auprès des agences de crédit.

La règle en une ligne

La vraie ARC veut son argent lentement, par des canaux officiels ennuyeux, avec de la paperasse. Quiconque le veut tout de suite, en cartes-cadeaux, avec la police à votre porte, lit un scénario. Message suspect ? Vérifiez-le avant d'agir.